31/03/2008 - WILOGO : le revers du Web 2.0 !
Par le biais de sa plateforme communautaire Web 2.0, Wilogo met en concurrence des graphistes amateurs et professionnels (environ une cinquantaine) pour la réalisation de logos, illustrations et packagings pour les entreprises.
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Mettre en concurrence" + "
Web 2.0", voilà l'équation pour bénéficier de main-d'œuvre gratuite tout en étant une entreprise Française !
On connaissait déjà les abus de certaines agences de com exploitant le travail de stagiaires, ou les appels d'offres non rémunérés déguisés en concours, mais là il s'agit d'un véritable business permanent qui fait totalement vivre l'entreprise.
Mais comment est-ce possible ? Comment en est-t-on arrivés à ce système économique qui autorise le travail non rémunéré à grande échelle ?
La réponse :
le crowdsourcingLe Web participatif a fait naître le crowdsourcing, sorte d'évolution du phénomène de l'outsourcing, qui consistait à faire sous-traiter des produits et des services dans certains pays à faible coût de main d'œuvre, tels que la Chine et l'Inde.
Le principe du crowdsourcing est simple :
• étape 1 : créer un site communautaire qui propose des "missions" aux internautes, ou qui suggère le dépôt d'idées, inventions, etc.
• étape 2 : chaque membre de la communauté dépose en ligne leurs créations, inventions ou idées de projets.
• étape 3 : on procède à un vote pour élire l'idée ou le produit le plus apprécié.
• étape 4 : le projet élu passera ensuite au stade de production, puis à sa mise en vente. L'inventeur pourra alors dans certain cas, toucher une récompense.
Avec la mutualisation des ressources et compétences des internautes, les produits et services originaux ne générent pas de gros frais d'investissements aux recherches et développements, et sont alors proposés à un prix très compétitif.
Pourquoi est-ce mal ?
1/ Tout simplement parce que ce sont des pratiques anti-concurrentielles vis-à-vis des autres prestataires qui proposent les mêmes produits ou services.
2/ Parce que les participants prennent tous les risques, et l'entreprise aucun.
3/ Car, plus généralement, cela dévalorise les professions qui demandent un travail de recherche et de créativité.
L'entreprise Wilogo, qui a longtemps profité du Web participatif pour faire son beurre, est aujourd'hui menacée par la circulation des informations à son sujet.
Les graphistes professionnels, mais aussi les amateurs, se rendent compte du fléau, et comprennent mieux leur part de responsabilité lorsqu'ils cèdent gratuitement leur travail créatif à des entreprises à but lucratif.
Un blog dénonçant ces/ses mauvaises pratiques a même fait l'objet d'une attaque de la part de Wilogo sous la forme d'intimidation et de menace judiciaire, dont le but était de censurer le contenu qui ne leur plaisait pas !
Plus d'infos sur cette histoire >>
Wilogo et nous: suite et (presque) finSuite à cette tentative de garder secret leurs vices par un autre vice, Wilogo doit maintenant faire face aux mécontentement de toute la communauté des créatifs et des blogueurs réunis, défendant la liberté d'expression !
Si je peux me permettre, le crowdsourcing ce n'est pas ça, c'est le fait de faire contribuer l'ensemble d'une communuté (web ou autre) à un projet commun. 2 exemples : wikipedia et les logiciels libres.
Ici on parle de perverted crowdsourcing, c'est à dire utiliser le crowdsourcing à des fins commerciales au profit d'une seule entité (individu - entreprise) sans en annoncer clairement la couleur.
Exemples : La fraise - Wilogo ...
Sinon tres bon petit article.