Comme dans tout métier de passion, certaines se sont lancées en autodidactes...ce n'est pourtant pas un chemin que je conseillerai aux futures stylistes...
Au delà d'un goût affirmé pour la mode, une bonne styliste doit s'armer d'une solide culture mode alliée bien entendu à une forte créativité mais aussi à une très bonne connaissance technique du vêtement et une flexibilité à tout épreuve.
Car loin de devenir la prochaine Galliano, la plupart des stylistes en devenir intégreront le bureau de style d'enseignes de prêt à porter aux choix stylistiques imposés.
J'ai débuté mon parcours par un bac arts appliqués (ancien bac F12).Bien que celui-ci ait depuis subit des mutations, il n'en reste pas moins le seul bac ouvrant les portes aux bts stylisme de mode (bien que quelques écoles publics et surtout privées acceptent des bacs généraux ou BT VCM).
Ces trois années d'arts appliqués furent parmi les plus enrichissantes de mon parcours, mais avis aux plus motivée, cela demande une dossier impeccable en fin de 3ème (entre 15 et 30 admis pour 300 demandes par établissements publics).
J'ai ensuite poursuivis mes études par un bts stylisme de mode...6 établissements publics en France offrent cette formation, là encore il vous faudra montrer un dossier carré associé bien souvent à un concours d'entrée et entretient après admission du dossier scolaire.
Le bts stylisme de mode vous ouvre les portes des techniques de la mode, de façon relativement synthétique, avec des cours de croquis de mode, d'histoire du costume, de technologie des textiles, une approche rapide du modélisme ainsi que quelques cours généraux (qui disparaissent peu à peu du programme).
Mais le bts ne suffit pas à devenir une professionnelle de la mode sous bien des aspects....l'approche du développement de collections reste scolaire, le savoir faire technique quasi-inexistant et la renommée des établissements scolaires si faibles que peu d'enseignes parions sur votre cv.
C'est pourquoi j'ai complété mon parcours par un contrat de professionnalisation alternant formations professionnelles (infographie, toile au mannequin, montage de pièces à manches, patronnage....) et immersion en entreprise. Peu de centres de formations délivrent ce type de contrat, il vous faudra en parallèle démarcher les entreprises, les contacts de l'école n'étant pas suffisants.
Divers parcours et écoles existent...la réputation de l'établissement (point non négligeable pour décrocher un stage ou un emploie dans une grande maison) est souvent proportionnel aux tarifs à l'année....
La chambre syndicale de la couture parisienne est de loin la meilleure école de France.
Les tarifs pratiqués à l'année sont exorbitants mais l'école propose une alternative avec un cycle pré-bac de formations en apprentissage très prisé et totalement gratuit!
Les arts déco de Paris n'est pas en reste avec une sélection très élitiste des ses élèves...il faudra bien souvent s'armer d'une à deux années de prépa pour avoir la chance d'intégrer ses bancs! (2 sessions sont proposées pour intégrer l'école: en 1ère année après un bac+ x années de prépa, puis en 3ème année (5 élus par classe et par année maximum) après un bts ou une école privée.
le studio Berçot et l'Atelier Chardon Savard s'offrent eux aussi une belle réputation fondée sur d'anciens élèves qui aujourd'hui sont reconnus pour leur talent, cependant, moyennant un chèque comme concours d'entrée, elles n'assurent pas aux élèves de repartir avec le talent escompté!
Esmod reste l'école internationale de la mode avec des succursales et spécialisations un peu partout dans le monde...des avis mitigés pour cette école qui offre une formation à vocation prêt à porter plutôt que haute couture ou luxe. Cependant elle correspond à une vraie demande du marché et la formation semble de bonne qualité (selon la spécialité choisie).
Mjm, école privée multicarte, propose tout un tas de formations aux métiers de la création (design, graphisme, mode...) tout comme Créapole, cependant le niveau est relativement médiocre et je ne peux que vous déconseiller ces écoles.
Enfin les Bts stylisme de mode, publics ou privés, qui jouissent rarement (sauf Dupérré) d'une folle réputation, manque de moyens, des profs souvent à la limite de la retraite, mais qui peuvent prétendre au moins être ouverts à toutes les classes sociales! Des frais de scolarité limités, un diplôme reconnu par l'état, qui devra cependant être complété par une poursuite d'étude (contrat pro, licence pro, école privée...)
Comme vous l'aurez compris, le choix de l'établissement scolaire ne doit pas être négligé car votre cv brillera de la réputation de votre formation!
http://mllechatchat.blogspot.com/2009/03/styliste-de-mode-le-cursus-suivre.html