| |
 |
| |
<<
Retour liste des articles |
Foire
de Villeuneuve sur Lot 1999 sept |
| |
Un artiste
sur la foire |
 |
Jean Loup Clément
se raconte en couleurs |
| |
>> Avec ses
toiles géantes rassemblées dans le haut
du hall des expositions il est presque un paradoxe à
lui tout seul : un artiste au pays du commerce triomphant.
Une parenthèse (de talent) dans le temps de la
foire. |
| |
Allez donc définir
un artiste ! Allez donc définir JeanLoup Clément
! Mieux vaut jouer les Indiana Jones à la recherche
d'un trésor perdu dans les montagnes aztèques
ou péruviennes. Le choix de ce site géographique
et historique n'est d'ailleurs pas dÛ au hasard.
II y a dans la dernière livraison de jean-Loup
Clément une parenté directe avec la civilisation
précolombienne. Comme si JeanLoup Clément
s'était approprié la technique des Incas
pour la restituer sous sa propre « patte »
après un traitement propre. Que l'on ne s'y trompe
pas, les oeuvres de Jean-Loup Clément ne raconte
pas l'histoire, elles racontent son histoire. Un voyage
philosophique et charnel à l'intérieur de
soi, un voyage intérieur dont on retient une ou
deux visions généralisées sur toutes
les toiles, la femme, la présence de la femme,
l'importance (le la femme et la maternité. L'enfantement. |
| |
Comme
un paradoxe...
Le regret, peut-être, sûrement, que cette
possibilité physiologique de mettre au monde, de
reproduire, soit l'apanage, le propre de la femme. Et
en regardant de plus près ce regret s'exprime alors
de façon nettement figurative. Enfin, comme il
approche l'essence même de la nature avec la réalité
de l'enfantement, Jean-Loup Clément, sentinelle
éveillé dans un monde en plein bouleversement
rappelle la place de l'nomme dans la nature, la place
de la nature autour de l'homme. Ut si nous ne sommes que
poussière, les pierres du chemin jonchant le stand
de l'artiste deviendront les témoins, demain (longtemps
aprés?nous) de la quête <1e JeanLoup Clément.
Même (et surtout) si le besoin (le postérité
est a l'opposé de la pensée et (lu cheminement
d'un homme lien dans sa tête et dans son ail. |
| |
Reste le plus surprenant,
au fond. De trouver, ici, dans une foire-exposition, au
milieu des téléviseurs, des canapés
en cuir, des bouteilles (le champagne et des verres en
cristal de Bohème, une exposition artistique et
picturale. « 11 faut surprendre » ajoute Jean-Loup
Clément. Surprendre et partager avec les visiteurs.
Mission accomplie. Et bravo aux organisateurs pour ce
moment de poésie an sein dle la dernière
foire dlu siècle. |
| |
Jean-Louis
AMELLA.
"La dépêche" septembre 1999 |
|
 |
|