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  Exposition de peintures
Jean-Loup Clément au centre culturel
  >> Jean-Loup Clément présente ses oeuvres au centre culturel de Fumel jusqu'à la fin du mois. Il nous en dit plus sur son travail.
  Ce que je peux dire de mon travail est qu'il est proche de l'écriture automatique des surréalistes. La plupart des peintures exécutées et présentées ici relèvent d'un geste spontané qui parcourt la surface des différents supports. Cette spontanéité est portée par des tendances plastiques relativement rigoureuses dans l'organisation du plan, l'enchaînement graphique des signes. S'il y a contrôle, c'est de l'ordre de l'intution et d'organisation inconsciente. La volonté de limiter mes peintures à un travail du trait tient au fait qu'à l'heure actuelle, l'approche assez longue de la matière et de la couleur paraît me freiner dans l'élaboration de mes peintures. Il doit y avoir un rapport aussi entre ma perception de la vitesse omniprésente du monde contemporain et la rapidité d'exécution de mes peintures : peut-être la volonté prétentieuse d'inscrire la vie.
Je suis sur sur le chemin de l'art approprié à certaines formes plastiques et graphiques de civilisations passées tels les Celtes, les Scythes, les Mayas, les Indiens du Mexique et d'autres tels les Égyptiens. J'ai ressenti dans leurs manifestations artistiques une course : il m'a semblé dans un même temps que reprendre ces formes était aussi une opération « magique » qui pouvait me mettre en contact avec le contenu significatif, expressif, métaphysique de ces formes nu signes. Je tenais à préciser ce point important afin de ne pas assimiler mon travail à un quelconque exotisme anachronique.
Mes peintures contiennent beaucoup de signes et de formes qui prennent, racine dans des concepts de passage, de circulation, d'enveloppement et où la sexualité, la nature, ses métamorphoses et parfois la mort sont présents. J'ai le sentiment de faire plus un travail d'archéologie de signes et de formes qui habitent mon imaginaire que de vouloir réaliser des tableaux bien faits.
Pour ce qui est du 'dessin au sol, il appartient à aisé préoccupation personnelle du sol car il est, bien sûr, le sol de la terre, et aussi le lieu d'un contact physique permanent avec le réel. On y prête rarement attention car nous avons toujours le regard porté vers l'avant, c'est?à?dire vers le futur, alors que posé le regard au sol c'est immédiatement prendre conscience (le l'endroit air vans ils et (lit moment présent : donc d'avoir les pieds sur terre.
Je n'ai pas la prétention de faire des oeuvres mais d'avoir engagé une recherche, c'est pourquoi mon travail est à l'opposé de l'idée de série. Il est soutenu par l'idée de découverte. La feuille blanche est toujours pour moi un espace ouvert et extraordinairement moteur, très loinde cette angoisse mythique dont on parle tant et qui est plutôt un stéréotype plus qu'une réalité. J'espère que cette exposition vous apportera le plaisir que j'ai eu à la mettre en place.
  "La Dépêche" 1996
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