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Villeneuve
sur Lot |
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" Rêves
d'évolution 99 " |
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Effrayés par
la rue... |
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L'exposition éphémère " a tourné
court, dans les rues de la bastide. Seuls huit artistes
se sont installés sur le trottoir pour y démontrer
l'originalité de leur savoir-faire. Un travail
différent que seul au fond d'un l'atelier. |
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Les initiateurs de
l' " exposition éphémère"
ne se doutaient pas qu'elle porterait aussi bien son nom.
Vingt-quatre artistes du grand Villeneuvois devaient se
retrouver, hier, au coeur de la bastide. Histoire de partager
leurs qualités graphiques avec les badauds. Las...
Seuls huit courageux ont osé braver la rue. La
première édition, l'an passé au 15
août, avait connu nettement plus de succès,
dans la halle. Sous la tour de Paris, rue de Casseneuil
ou place Lafayette, les peintres ont tout de même
trouvé moyen d'intriguer les passants. JeanLoup
Clément, professeur d'arts graphiques à
l'école André Malraux, exposait une forme
de langage... cryptée à souhait. Ancien
peintre figuratif, l'artiste villeneuvois est l'inventeur
d'un alphabet personnel. Tirée du chinois, de l'arabe
comme du japonais, sa calligraphie reflète se veut
un échange, une rencontre entre les cultures. «
En regardant les alphabets orientaux, j'ai pioché
les signes qui me plaisaient, et inventé ce langage
> , explique-t-il. « Maintenant, cela me vient
comme une écriture automatique... » En août
à Monflanquin, Jean-Loup Clément aura l'occasion
de convertir de nouveaux initiés, durant son exposition.
D'expositions, Ervé Brisse, peintre Villeneuvois
de 23 ans, en parle déjà abondamment. Place
Lafayette, il était possible d'apprécier
sa vision de l'art contemporain. Un brin rajeuni, un brin
révolté... " Je représente tout
ce qui me passe par la tête dans mes tableaux, une
bonne quarantaine depuis mes débuts. " |
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Signes
cabalistiques
Et l'âge est loin d'un handicap : à 22 ans,
il exposait déjà à Paris, à
la célèbre salle du Quai de la Gare. Lit
où il retournera en septembre prochain, au beau
milieu d'artistes américains, anglais ou espagnols.
« Dans le villeneuvois, il y a surtout des expositions
d'aquarelles », regrette-t-il. « J'ai donc
besoin de faire des rencontres pour voir ce qui se fait
it l'étranger ou à Paris. Et si je le peux
un jour, j'en ferai mon unique gagne-pain... » Stéphane
Bretau, lui, n'a guère attendu avant de devenir
professionnel. Sauf que son art n'a rien de personnel
: il attend que des particuliers lui commandent des fresques.
Installé à Villeneuve depuis quelques jours,
Stéphane accumule les croquis de maisons à
colombages, les bars et même... les portraits. Une
véritable passion pour ce peintre impressionniste
: « j'ai perdu l'habitude de faire des toiles imaginaires,
car ce n'était pas accessible pour le grand public.
» Et en le voyant peindre dans la rue, chacun se
prend d'envie de voir représenté sur la
toile ce qui lui est cher. < Je suis un mercenaire
de l'art... », résume Stéphane Breteau,
après avoir alimenté les galeries du pays
basque et de Pagenais. Comme quoi la rue, même en
peinture, était facilement apprivoisable hier... |
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Stéphane LE BARBER
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