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  << Retour liste des articles Villeneuve sur Lot 19-11-97
  Cimaises m'étaient comptées
L'art dans la rue
  >> Finies les expositions rétrospectives tristounettes : au printemps prochain, les ateliers de l'école d'art exposeront en plein air.
Histoire de changer
  Tous les jours, vous passez devant des cimaises géantes - des emplacements d'exposition qui en feraient rêver plus d'un - et vous n'en savez encore rien. Le bout d'un carrerot, l'entrée d'un bâtiment, le porche d'un autre, les balcons, tout peut être support pour une rouvre d'art. On va vous le prouver. Au printemps prochain, le pari est lancé que les regards vont changer là-dessus, à commencer par ceux des élèves de l'École d'art André Malraux.

L'art s'infiltre en ville, pas à la sauvette: avec les honneurs d'une étude, de réflexions, et d'audace aussi de la part de celles et ceux qui fréquentent les cours boulevard Jean-Claude Cayrel ou à la Villa Rapin.
Etienne Baboulène, le directeur de l'école entraîne professeurs et élèves dans une aventure qui va les faire sortir de leurs ateliers, au propre comme au figuré. « Travailler dans la rue, pour la rue. Pas question de s'enfermer dans nos cercles de création, en restant chacun dans notre coin. C'est la première démarche, faite que toue les ateliers de pratiques artistiques plastique, dessin, gravure, sculpture, peinture, photographie. que tous ces arts
communiquent entre eux et élaborent un travail commun. Travail dont le finit sera ensuite partagé au plus grand nombre puisque nous voulons exposer dans les rues ».
  PARAÎTRE, DISPARAÎTRE
Pour y parvenir, un scénario a été bâti vendredi dernier: une approche des lieux via les objectifs des appareils photo. Pas question de mitraillage en règle des plus beaux endroits qui sautent aux yeux, mais une capture de ceux qui seront les plus intéressants pour y localiser une oeuvre.
Une autre dimension vient alors s'ajouter aux objectifs pédagogiques, celle de savoir ouvrir les yeux pour préparer et donner vie au projet. C'est trop facile de se dire que l'on va exposer, clans un lieu protégé où le public fait la démarche devenir. voir. Justement, cette protection, Etienne Baboulène se propose de la faire éclater en risquant la pose d'oeuvres sur les murs de Villeneuve.
« Les tr a vaux seront roués à paraitre ou à disparaïtre. Cette exposition éphémère sera l'occasion pour tous de se poser quelques: questions surie travail in situ, l'acte de l'artiste, le reconnaissance et le devenir d'un courre d'art . Comme une signature personnelle que l'on appose sur un support déjà existant, parce que chacun y aura ajouté sa notion personnelle, sa valeur artistique.
La première étape sera clone un repérage, pour que les détails des lieux imprègnent bien (esprit des artistes, qu'ils soient enseignant,: ou enseignés. Une fois ces lieux retenus, viendra un temps de démarches administratives et techniques : obtenir les autorisation. pour utiliser les murs et y apposer dessins, peintures, sculpture. Tout l'hiver sera consacré à l'élaboration et la phase finale, la pose prévue en mai, se calculera en coordination avec la venue d'un artiste dont les travaux servent de référence en la matière, Ernest Pignon , Ernest.
 

Les grincheux y verront des graffitis autorisés, les autres une initiative qui peut séduire. Mais l'initiative menée par Étienne Baboulène fera peut-être changer les regards et sur la ville et sur l'art. La ville dans le regard et l'art sur les murs.

  Christine Duchesne
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