Mon activité
créatrice est proche de (écriture automatique
des surréalistes: La plupart des peintures exécutées
et présentées ici relèvent du désir
de parcourir la toile d'un geste spontané. Néanmoins
cette spontanéité est portée par
des acquis."plastiques" qui structurent picturalement
mes travaux.
Ainsi, (élaboration de fines peintures se fait
dans (Inconscient. Je me suis approprié certaines
formes plastiques, graphiques, symboliques de civilisations
passées telles que les Scythes, les Celtes, les
Indiens Hopi, Sioux, Inuits, les Mayas, les Olmèques,
en passant par (Art Sculptural du Bénin, (Art
Roman, la Peinture Crétoise, la Céramique
Grecque, (Écriture Cunéiforme et les Hiéroglyphes
etc ... .
J'ai ressenti dans toutes ces manifestations artistiques
une Source de Vie il m'a semblé, dans un même
temps, que reprendre ces formes était aussi une
opération "magique" qui pouvait me
mettre, au delà du temps, en contact avec le
contenu significatif, expressif et métaphysique
de ces formes et signes. La vérité est
que je suis fasciné par les 40 000 Ans d'Histoire
de (Art que (Humanité a mis au Monde et la richesse
INFINIE de cette immense HISTOIRE.
Mes peintures prennent racine dans les concepts de
passage, d'enveloppement, et de circulation où
la sexualité, le corps, l'esprit, parfois la
mort sont présents. Si mon travail de peintre
est constitué de règles et de ' principes
d'élaborations, il n'en est pas moins un formidable
espace de liberté. je ne cherche pas à
être en relation avec une certaine idée
de la peinture traditionnelle, ou contemporaine, bien
qu'une part de mon travail soit liée à
la figuration libre, mais je tiens absolument à
rester dans (espace de la peinture, ce qui, pour moi,
représente un défi . Mes peintures ne
sont pas des images, même si elles s'y apparentent
: mon travail, figuratif, n'en est pas moins un moyen
d'exploration d'un au delà de la représentation.
Peindre est pour moi un moyen de réfléchir,
penser, percevoir, organiser et extraire ce que la vie
m'apporte. Elle est au milieu d'un parcours qui va du
dedans au dehors et réciproquement.
Je me situe dans une problématique de la recherche
picturale (la mienne!) ce qui m'a écarté
dans ma pratique, de la notion de série. Aussi
je conçois plus mes peintures dans ce qu'elles
apportent comme questionnements que comme des "réponses"
à toutes les questions car finalement lequel
de ces deux est le plus important : la question ou la
réponse ?.
L'état des lieux de mon travail représente
plus une Archéologie qui doute de ce qu'elle
découvre : je me sens très loin par conséquent
de cette rêverie à laquelle certains assimilent
encore l'Artiste. Si cela était, mon travail
n'aurait pas, parfois, représenté la confrontation
avec la part d'Ombre qui m'habite, au sens jungien.
Dans un même temps, la feuille blanche,ou la
toile blanche, est toujours, pour moi, un lieu ouvert
et extraordinairement moteur, face au désir de
découverte inscrit dans le désir d'aller
toujours plus en avant sur le chemin.
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