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Futur freelance, à combien estimer vos charges de fonctionnement

Futur freelance, à combien estimer vos charges de fonctionnement
Dans un contexte où le chômage est élevé tout comme les opportunités entrepreneuriales, de nombreux jeunes et salariés en reconversion choisissent la voie du « freelance ». Le terme « freelance » ne renvoie à aucun statut juridique particulier mais désigne généralement des professionnels qui ont choisi de créer une activité professionnelle indépendante sous Lire la suite

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Futur freelance, à combien estimer vos charges de fonctionnement

Dans un contexte où le chômage est élevé tout comme les opportunités entrepreneuriales, de nombreux jeunes et salariés en reconversion choisissent la voie du « freelance ». Le terme « freelance » ne renvoie à aucun statut juridique particulier mais désigne généralement des professionnels qui ont choisi de créer une activité professionnelle indépendante sous le régime auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur).

Le statut juridique des indépendants concerne les professionnels qui n’ont pas de liens de subordination avec une hiérarchie. Ainsi, l’indépendant, comme l’auto-entrepreneur, n’ont pas de contrat de travail ni de bulletin de paie car ils ne peuvent pas être à la fois l’employeur et le salarié. Il s’agit généralement de dirigeants de petits commerces alimentaires, de salons de coiffure, d’artisans mais également de professionnels dans les nouveaux métiers de l’information, des nouvelles technologies, du graphisme et de la formation.

L’INSEE comptabilise un total de 2,68 millions d’indépendants au terme de l’année 2014, pour un nombre de 739 000 auto-entrepreneurs économiquement actifs. Pour être considéré comme auto-entrepreneur actif, il faut déclarer au moins 1€ de chiffre d’affaires sur une année.

Même si de nombreuses personnes se lancent dans cette aventure entrepreneuriale, beaucoup n’arrivent pas à atteindre le seuil de rentabilité et à développer un modèle économique stable. En effet, selon l’INSEE, le revenu mensuel net moyen des auto-entrepreneurs actifs n’est que de 410 € par mois. Nous sommes loin de l’image d’entrepreneurs qui deviennent milliardaires en quelques mois ou années.

Afin de mieux appréhender les exigences et les contraintes de la vie professionnelle en mode free-lance, il convient de faire un état des lieux de l’ensemble des dépenses de fonctionnement auxquelles l’autoentrepreneur sera confronté.

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1- Les dépenses externes 

Un professionnel free-lance choisit cette voie car elle nécessite peu d’apports financiers personnels et peut – selon les catégories de métiers – permettre une mise en activité rapide.

Néanmoins, certaines dépenses auprès de prestataires externes sont toutefois à prévoir. Ainsi, le free-lance peut choisir de travailler depuis son domicile via un ordinateur mais certains d’entre eux étudient les possibilités de travailler en co-working. Un espace de co-working regroupe plusieurs professionnels qui se partagent la location de plusieurs bureaux professionnels. En fonction des structures, les prix et les formules d’abonnement peuvent varier mais il faut compter en moyenne entre 15 et 20 € par jour ou aux alentours de 200 € par mois.

Les espaces de co-working et les bureaux partagés ont de nombreux avantages puisqu’ils mettent en lien et en relation des professionnels qui ont les mêmes problématiques de développement. Si ces lieux peuvent être des accélérateurs, ils ont un coût qui peut s’avérer conséquent pour l’entrepreneur.

D’autres dépenses externes sont également à prévoir comme la souscription à une connexion internet fiable, l’achat d’un ordinateur disposant de grandes capacités ainsi que la protection juridique de l’activité à travers l’adhésion à des assurances civiles professionnelles. Pour l’accès internet comme pour les assurances, il faut comptabiliser un montant compris entre 15 et 30 € par mois selon la formule voulue. Les ordinateurs qualitatifs sont compris dans une fourchette de prix allant de 200 € jusqu’à 3 000 € (et bien plus pour certains métiers spécifiques).

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Par ailleurs, le free-lance aura besoin d’utiliser des logiciels payants. Il est important de noter qu’un professionnel ne peut pas vendre une prestation où des logiciels piratés auraient été utilisés. Il existe de nombreux logiciels payants tels que des outils de conception graphique, de développement numérique ou d’envoi de mails commerciaux. Pour chaque solution, il faut comptabiliser une dépense comprise entre une dizaine et une centaine d’€ par mois.

Contrairement aux dépenses de cotisations sociales, ces postes de charges ne sont pas proportionnels au chiffre d’affaires. Il est donc préférable de disposer d’un modèle économique permettant de couvrir ces dépenses qui arriveront chaque mois et qui peuvent représenter la moitié d’un salaire.

2- Les dépenses commerciales 

Le web représente un espace d’opportunités et une zone de chalandise gigantesque. En effet, les études de la FEVAD indique que 200 000 sites d’e-commerces sont actuellement en activité et déclarent un chiffre d’affaires pour un montant total de vente dépassant les 76 milliards d’€.

Néanmoins, l’activité sur internet engendre des dépenses diverses et variées. Pour disposer d’un site d’e-commerce, il faut payer un nom de domaine (l’adresse du site sur internet), l’hébergement sur serveur, l’autorisation de réaliser des transactions financières (grâce à un certificat SSL) et l’ingénierie de développement numérique du site. Les frais de création d’un site se paient aux alentours de 30 € par an et les développements du site se monnayent entre 1 000 et 10 000 € selon les développeurs web ( et+ pour des projets spécifiques).

Par ailleurs, pour recevoir des paiements en ligne, le free-lance va devoir créer une brique de paiement sur son site. Il convient de ne pas omettre les frais bancaires associés à cette brique et qui peuvent osciller autour de 20 € par mois. En fonction des solutions de paiement, des commissions plus ou moins élevées pourront être prélevées sur le montant des achats.

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3- La gestion de la TVA 

Un professionnel auto-entrepreneur dispose d’un régime fiscal simplifié et se trouve affranchi de la TVA. En d’autres termes, le free-lance ne facture pas la TVA sur les ventes de biens et services qu’il réalise. Cela lui permet de pouvoir vendre à des tarifs moins élevés que ses concurrents qui facturent avec la TVA.

Néanmoins, il faut avoir conscience que si les sociétés commerciales facturent des prestations avec de la TVA, elles peuvent déduire de leur comptabilité la TVA qu’elles paient à des fournisseurs. Ainsi, il ne faut surtout pas se lancer dans une activité free-lance si on compte réaliser beaucoup d’achats de marchandises car l’auto-entrepreneur paiera la TVA sans avoir de possibilité de la récupérer.

Le fait que le free-lance auto-entrepreneur ne soit pas assujetti à la TVA est une bonne option si peu d’achats de marchandises et services sont prévus. Cette disposition ne concerne que le statut auto-entrepreneur mais ne s’applique pas aux autres indépendants.

4- Le remboursement des emprunts 

Afin de lancer rapidement et dans les meilleures conditions son activité, le professionnel free-lance peut avoir besoin d’un prêt qui va lui permettre d’assurer certaines dépenses fondamentales. Des aides et des prêts avec un taux d’intérêt à 0 % (appelés également prêts d’honneurs) existent pour les créateurs d’entreprises. Les prêts d’honneurs sont conditionnés à l’obtention d’un prêt bancaire qui comporte, lui, des intérêts bancaires.

Cependant, le fait que ces sommes soient prêtées par des organismes associatifs et non par des banques ne change rien au fait que le remboursement doit avoir lieu. En fonction du montant emprunté, l’organisme fixe un échéancier de remboursement avec le free-lance. Cet échéancier peut commencer 6 mois voire un an après le début effectif de l’activité, le temps de consolider la trésorerie et de trouver un modèle économique adapté.

Certaines structures proposent des micro-crédits pour les entrepreneurs qui n’arrivent pas à obtenir des prêts bancaires mais les intérêts de ces micro-crédits seront bien plus élevés que ceux pratiqués par les banques.

En règle générale, pour ces différents types de prêts, les sommes accordées se situent aux alentours de 10 000 € pour un free-lance et se remboursent sur une période allant de 5 à 7 ans. Cela peut représenter une dépense d’une ou plusieurs centaines d’€ par mois.

Que ce soit pour démarrer l’activité ou durant l’exercice effectif de celle-ci, de nombreuses dépenses sont à prévoir pour les professionnels en free-lance. Le régime simplifié qui accompagne ce statut ne signifie pas que l’atteinte du seuil de rentabilité est aisé ou que les dépenses se trouvent réduites.

Même si les démarches administratives pour créer une micro-entreprise et avoir le statut d’auto-entrepreneur sont très courtes, il est préférable d’avoir un vrai projet entrepreneurial pour éviter les difficultés financières et la cessation de l’activité.

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