styliste freelance quel statut?

styliste freelance quel statut?
Bienvenue sur le forum réservé aux stylistes et créateurs textiles salariés et/ou freelances !
Métiers où le talent est en première ligne de la réussite, les stylistes et créateurs textiles doivent rivaliser de créativité pour se faire une place de premier choix. Ils doivent également jongler avec un nombre important de partenaires créatifs tout au long de leurs processus de création. De ce fait et pour atteindre encore une fois l'excellence, ils se doivent de les sélectionner avec minutie. Dans ces moments, il est de première nécessité de collecter des avis sur chaque partenaire potentiel auprès de confrères expérimentés lorsque cela est possible.

Vous êtes un styliste ou créateur textiles salarié et/ou freelance ? Votre métier vous apporte aujourd'hui une problématique dont la réponse vous est inconnue ? Laissez notre communauté vous accompagner dans la découverte de cette dernière ! Avec plusieurs centaines de membres stylistes et créateurs textiles professionnels actifs, nous sommes à même de vous apporter les réponses à l'ensemble de vos problèmes professionnels. Avant de poser votre question à la communauté, vous pouvez vous assurer de sa nouveauté en utilisant la fonction recherche intégrée au forum. Vous ne la trouvez pas ? Créez un compte en quelques clics et déposez-là tout aussi rapidement et simplement ! Revenez ensuite collecter les réponses claires et concises de confrères actifs.

Est-il intéressant de vendre un concept de style à une marque ? Comment vendre ses motifs textiles ? Quels sont les meilleurs partenaires de fabrication textiles pour les créations ? Quels conseils pour améliorer un portfolio ? Est-il plus intéressant de s'associer ou de collaborer avec un prestataire ? Voici quelques questions que vous pouvez retrouver sur le forum et dont les réponses ont déjà été consultées plusieurs milliers de fois par les internautes. Si ces questions vous intéressent, prenez quelques instants pour les visiter. Toute l'équipe et la communauté du forum attend vos interventions avec impatience !

Toute annonce de recherche d'atelier, fournisseur ou styliste sera ici supprimée. Si vous cherchez un styliste modéliste, un créateur de vêtement ou un atelier de confection, une usine pour produire une petite série, merci de poster votre annonce de recherche dans la rubrique prévue " Jobs" pour obtenir des devis ou contacts de professionnels. Précisez bien le détail de votre besoin et vos noms et adresse postale de manière à ce que votre annonce puisse être publiée.
Répondre
mbirat
Nouveau
Nouveau
Messages : 2
Enregistré le : mer. 20 oct. 2010 10:55
Localisation : MONTPELLIER

styliste freelance quel statut?

Message par mbirat » lun. 8 mars 2004 19:22

Bonjour,

je voudrais me lancer en France comme styliste freelance (lingerie) mais je ne comprends pas quel statut je dois avoir. Est-ce que je depends de la maison des artistes? Je ne vais pas avoir de revenus reguliers donc je ne crois pas que je devrais passer par l'Ursaff. J'ai raison???
J'ai travaille aux US jusqu'ici et c'etait beaucoup plus simple. Il suffisait de declarer ses revenus sur sa feuille d'impot.
merci de votre aide. je suis perdue.
Melissa

Avatar du membre
kob
Administrateur du site
Administrateur du site
Messages : 1695
Enregistré le : mer. 20 oct. 2010 10:55
Localisation : Lyon

styliste freelance quel statut?

Message par kob » lun. 8 mars 2004 20:33

Bonjour mbirat et bienvenue sur Mémo !!!! :-)

Pour le status de freelance je crois que tu peux déjà commencer par essayer de te rendre au service des impots dont tu dépend (s'adresser au service fiscal des professionnels). Je crois que tu peux obtenir tres simplement un statu de micro entreprise en remplissant un formulaire Po , ensuite comme ce sera ton activité principale il te faudra surement te rattacher a la maison des artistes pour pouvoir t'acquiter de tes cotisations sociales...bon c'est pas très clair comme ça mais je te conseille d'aller voir un conseiller aux impots, suffit de les appeler et c'est tres simple d'avoir un rendez-vous. je pense qu'ils sauront tres bien t'orienter... :=! sinon s'il y a des freelances qui passent sur ce topic le mieux seraient qu'ils t"expliquent les démarches qu'ils ont du faire ... perso je suis salarié et donc tous ce que je te dis je le sais par des infos que j'ai entendu par ci par là :-P

En tout cas tiens nous au courant de tes démarches et hésite pas a mettre ton cv dans la rubrique du meme nom http://www.memo.kob-one.com/download.ph ... y=dcounter tu sera alors la première styliste inscrite sur le site!!!! :-D

A bientot



[ Message édité par : kob : 08-03-2004 19:35 ]
Aime le design et les créatifs - conseil en stratégie communication digitale

mbirat
Nouveau
Nouveau
Messages : 2
Enregistré le : mer. 20 oct. 2010 10:55
Localisation : MONTPELLIER

styliste freelance quel statut?

Message par mbirat » lun. 8 mars 2004 21:21

Merci pour ton aide! j'ai maintenant une petite idee de par ou commencer!
Melissa
:-)

Fredbo
Nouveau
Nouveau
Messages : 1
Enregistré le : mer. 20 oct. 2010 10:55
Localisation : Paris

styliste freelance quel statut?

Message par Fredbo » sam. 6 nov. 2004 17:19

Si cela peut t'être utile :)


A qui peut profiter la micro-entreprise ?

Comptabilité allégée, fiscalité simplifiée : à première vue le régime de la micro-entreprise à tout pour séduire. En réalité, le régime est intéressant pour qui réalise un chiffre d’affaires modeste…

Simplifier la vie des travailleurs indépendants : tel est le souci qui a présidé à la création du régime de la micro-entreprise. Et de fait, il est difficile de faire plus simple : inutile de tenir une comptabilité ou d'établir une déclaration spécifique. Il suffit de déclarer son chiffre d'affaires sur sa déclaration de revenus. Le fisc se charge ensuite de calculer votre bénéfice en fonction de la nature de votre activité.

Vous êtes consultant : il s'agit de déterminer un bénéfice non commercial (BNC). Pour cela, un abattement (pour charges) forfaitaire de 35 % est déduit du chiffre d'affaires. Le solde, qui constitue le bénéfice, sera soumis à l'impôt sur le revenu, comme pour toute entreprise individuelle. Mieux : ce régime dispense ses affiliés de collecter la TVA. « Cette simplicité fait de la micro-entreprise un excellent régime pour les créateurs », estime François Hurel, délégué général de l'APCE (Agence pour la création d'entreprises).

Mais ce régime, qui s'adresse à ceux qui réalisent un chiffre d'affaires très modeste présente de nombreux inconvénients.

Aussi, bon nombre de ces très petites entreprises préfèrent-elles opter pour le régime réel normal ou simplifié. C'est leur seule alternative, l'époque du forfait négociable au cas par cas étant bel et bien terminée.


Un régime ultra simplifié pour tous

Avec la micro entreprise, il est difficile de faire plus simple : inutile de déclarer une comptabilité ou d'établir une déclaration spécifique.

Avec le régime micro, inutile d'établir une déclaration spécifique. Le micro-entrepreneur déclare ses BNC ou ses BIC sur sa déclaration de revenus (la fameuse notice 2042). Un état détaillé des salaires doit y être joint, une obligation qui fait sourire, étant donné les niveaux de chiffre d'affaires dont il est question.

Les obligations comptables sont réduites : elles se limitent à la tenue d'un livre-journal détaillant les recettes et d'un registre présentant le détail des achats. Bien sûr, toutes les factures doivent être conservées. De plus, le législateur a supprimé tout encouragement à davantage de rigueur : la déduction de 20 % pour adhésion à un centre de gestion agréé a disparu. Rien d'étonnant à ce que les experts-comptables soient assez hostiles à ce dispositif, dans la mesure où un micro-entrepreneur peut se passer de leurs services. Mais, au-delà de ce réflexe un brin corporatiste, s'ils incitent un client à opter pour le régime réel, c'est bien à l'appui de simulations chiffrées. En outre, ils peuvent rendre le régime réel plus attractif encore, le cas échéant, en minorant leurs honoraires. Ce qui est tout à l'avantage de l'entrepreneur.Quoi qu'il en soit, le travailleur indépendant ne doit pas oublier qu'une comptabilité bien tenue apporte une meilleure visibilité à son activité. C'est-à-dire un précieux atout si l'on souhaite se développer. " Il est dangereux, pour un indépendant, de ne pas avoir une vision claire de ses charges à venir, estime François Hurel. Dès lors, le défaut principal de ce régime est l'absence d'incitation à un meilleur suivi de la gestion au quotidien. "

Etes-vous concerné ?

Pour bénéficier du régime micro, l'entreprise individuelle doit réaliser :

- moins de 500 000 francs de chiffre d'affaires, s'il s'agit d'une activité d'achat-revente, de vente à consommer sur place ou

de la fourniture de logement ;
- moins de 175 000 francs pour les prestataires de services et les titulaires de revenus non commerciaux.

Ces montants s'entendent hors TVA. Les BNC intègrent seulement les recettes effectivement perçues, tandis que les BIC doivent normalement y ajouter les factures non encore encaissées. Avec le régime micro, les entreprises industrielles ou commerciales peuvent se contenter de déclarer les recettes encaissées.



Les inconvénients du système

A priori idéal, le régime de la micro est en réalité bourré d'inconvénients. Abattements trop faibles, plafonds trop bas…font que la micro entreprise est en définitive boudée par de nombreux entrepreneurs qui lui préfère le régime réel, jugé plus avantageux !


Des abattements trop faibles pour certaines activités

" Les niveaux d'abattement ne sont pas toujours intéressants. Ils s'élèvent à 35 % pour les BNC, à 70 % pour les activités de vente et de fourniture de logement et à 50 % pour les autres BIC [bénéfices industriels et commerciaux], artisans et commerçants. Or, pour certaines activités, ces taux peuvent sembler faibles, au regard des charges réelles ", met en garde Jean-Pierre Leyx, fondateur du cabinet d'expertise-comptable Agorex, à Saint-Maur-des-Fossés. Il suffit d'ailleurs de se référer à notre simulation chiffrée. Pour que le régime micro présente un avantage substantiel, il faut avoir une activité très rentable (40,1 % dans notre exemple). Bref, dès lors que les charges de l'entreprise sont importantes, il est préférable d'opter pour le régime réel. A fortiori si le résultat est déficitaire. D'où l'utilité de réaliser ou de faire faire une simulation sur cette base, mais avec ses propres chiffres.
L'exonération de TVA : un cadeau empoisonné Les entreprises soumises au régime micro sont exonérées de TVA. Une disposition qui apparaît comme une aubaine pour la trésorerie du travailleur indépendant. Prudence toutefois : ne payant pas la taxe, il ne la récupère pas non plus. " Si l'entrepreneur doit faire face à d'importantes dépenses taxables, il n'a pas intérêt à être exonéré de TVA ", estime Thierry Rouer, du cabinet Rouer, Bernard et associés. Même raisonnement pour ceux qui sont en crédit permanent de TVA et ceux dont les clients sont des entreprises. Ces dernières ont besoin de TVA " à récupérer ".Le régime de la micro " est donc surtout intéressant pour les entreprises individuelles dont les clients sont des particuliers ", conclut Pascal Dénos, expert-comptable et fondateur du cabinet SCCGH. En effet, elles augmentent ainsi leur marge, ce qui compense l'impossibilité de récupérer la TVA payée sur les achats. Celles qui ont peu de dépenses taxables peuvent faire un autre choix : " Elles ont la possibilité de vendre leurs prestations moins cher, suggère le consultant. Mais attention, en étant plus compétitive, la structure a de fortes chances d'augmenter son chiffre d'affaires... et donc de dépasser rapidement les seuils à respecter pour une micro. Et si elle les franchit, il lui sera difficile de maintenir ses prix ", en raison des changements que cela induit au plan comptable (voir plus loin " Des plafonds trop bas ").

Des plafonds trop bas

Définis par le chiffre d'affaires, les seuils au-delà desquels le régime micro ne s'applique plus demeurent très bas : 500 000 francs pour les activités de vente, et 175 000 francs seulement pour les prestataires de services et revenus non commerciaux. Et leur dépassement pose de graves difficultés. En effet, brusquement, l'entrepreneur perd l'avantage de l'exonération de TVA et les sommes excédentaires ne bénéficient plus d'aucun abattement.De plus, le changement de régime fiscal s'applique à compter du premier jour du mois de dépassement. Cependant il existe une tolérance en matière de TVA pour les " petits dépassements ". Si le seuil de 500 000 n'est dépassé que de 50 000 francs et celui de 175 000 francs de 25 000 francs au maximum, le travailleur indépendant continue à bénéficier de l'exonération de TVA jusqu'au montant plafond. En revanche, les sommes excédentaires n'ouvrent plus droit à aucun abattement et, dès le 1er janvier de l'année suivante, le régime micro cesse de s'appliquer. L'entrepreneur passe alors automatiquement au régime réel. Une transition difficile : il doit brutalement facturer la TVA à ses clients et commencer à tenir une comptabilité. Ce qui ne s'improvise pas. " Le cas le plus inconfortable est celui des titulaires de BIC, qui, sous le régime micro, ont seulement déclaré les recettes effectives, prévient Pascal Dénos. En passant au régime réel, ils devront aussi déclarer les factures non encore encaissées. " Résultat : la tentation est grande de ne pas déclarer la totalité de son chiffre d'affaires pour ne pas dépasser les seuils...



Les vrais bénéficiaires du régime micro

Pour deux catégories de personnes, la micro constitue une véritable aubaine : les salariés qui se mettent progressivement à leur compte et... les fraudeurs. Une opportunité quand on est encore salarié Le régime micro ne pouvant profiter qu'aux entrepreneurs réalisant un très faible chiffre d'affaires, il doit surtout attirer l'attention de ceux qui sont encore salariés maisqui souhaitent, en parallèle, "monter leur boîte". Face à cette transition souvent difficile, la micro-entreprise offre un régime fiscal intermédiaire judicieux. Les bénéficiaires peuvent porter leur salaire ainsi que leur BNC ou BIC sur leur déclaration de revenus habituelle. " En outre, ils sont dispensés de cotiser à l'Urssaf car ils sont déjà inscrits en tant que salariés ", renchérit Pascal Dénos. En revanche, comme les " vrais " travailleurs indépendants, ils doivent établir une déclaration provisoire de taxe professionnelle.

Les cas de fraude

Fait assez étonnant, la micro-entreprise est également très alléchante pour ceux qui souhaitent soustraire au fisc une partie de leurs recettes. Ils déclarent un montant inférieur aux plafonds fixés par l'Administration mais gagnent en réalité beaucoup plus. Leur contrôle est rendu délicat par la quasi-absence d'obligations comptables. Et il est très difficile de repérer un fraudeur à partir de son dossier fiscal quand il bénéficie du régime micro. Simplement, l'administration fiscale risque fort de s'étonner qu'un contribuable déclare, des années durant, un chiffre d'affaires juste en dessous des plafonds. Mais pour prouver la fraude, il faudra parfois en arriver au déclenchement d'un ESFP, examen approfondi de la situation fiscale personnelle, une procédure très lourde à mettre en oeuvre. On a ainsi pu repérer quelques cas, par exemple des sociétés qui incitent leurs salariés à se mettre à leur compte au régime micro afin, par leur intermédiaire, de facturer hors TVA. On voit aussi, surtout dans le secteur des biens immatériels, se constituer des petites structures interdépendantes, qui profitent du flou du régime micro alors qu'il s'agit en réalité des différents services d'une même société. Leur objectif : soustraire au fisc une partie de leur chiffre d'affaires.Les secteurs les plus concernés par cette déviation de régime sont la restauration, le BTP, le textile. Dans les autres secteurs, la plupart des sociétés exigent des factures. Tel n'est pas le cas des particuliers, ce qui ouvre là aussi une brèche. Ainsi, cet antiquaire qui importe des meubles d'Indonésie n'a aucune difficulté à camoufler une bonne partie de ses revenus. Sans compter, là encore, que la disparition de l'abattement de 20 % pour adhésion à un centre de gestion agréé n'encourage personne à plus de rigueur.


Si vous vous mettiez au régime micro ?

Quand on démarre petit, on peut s'épargner la plupart des obligations des « gros » grâce au régime micro. Réservé aux personnes physiques, il est d'une simplicité absolue. En voici le mode d'emploi. Vous montez votre boîte en solo ? Le régime des microentreprises fait partie des dispositions imaginées par le législateur pour simplifier votre vie d'indépendant. Ce dispositif ultra-simplifié d'imposition et de déclaration des résultats est idéal quand on démarre petit. A condition d'avoir vérifié auparavant qu'on n'aura pas plus tard l'occasion de regretter ce choix. Conseils et marche à suivre.




Sommaire :
- En quoi consiste le régime micro ?
- Qui peut en bénéficier ?
- Pour quel type d'activité le régime micro est--il pertinent ?
- Où est le piège ?
- Quid de la TVA ?
- Peut-on passer ensuite au régime réel ?
- Régime micro ou régime réel ?
- Témoignage : "Avec la micro-entreprise, j'ai pu tester le marché sans trop de contraintes"»
- Témoignage : « Avant de choisir, évaluez votre revenu disponible »
- Zoom : PLUS D'INFOS
- Zoom : Les seuils des différents régimes d'imposition




En quoi consiste le régime micro ?

Vous n'avez à établir ni déclaration fiscale au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) si vos activités sont de nature commerciale, ni de déclaration au titre des bénéfices non commerciaux (BNC) si vous réalisez des prestations de services.

Rien de plus simple : lorsque vous optez pour ce régime, vous n'avez à établir ni déclaration fiscale au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) si vos activités sont de nature commerciale, ni de déclaration au titre des bénéfices non commerciaux (BNC) si vous réalisez des prestations de services. Il vous suffit simplement de reporter sur votre déclaration de revenus le montant du chiffre d'affaires hors taxes (et de joindre un simple imprimé n° P0), celui des salaires et des éventuelles plus-values (annexe 2042 C). Votre bénéfice imposable sera déterminé par l'administration fiscale, qui applique un abattement forfaitaire allant de 37 à 72 % du chiffre d'affaires en fonction de votre activité. Cet abattement sera de 37 % pour les BNC (chiffre d'affaires maximal de 27 000 euros), de 52 % pour les prestations de services accompagnées de BIC (chiffre d'affaires maximal de 27 000 euros) et de 72 % pour les activités de vente et de fourniture de logement (chiffre d'affaires maximal de 76 300 euros).


Qui peut en bénéficier ?
Ultra simplifié, il concerne les solos qui réalise un chiffre d'affaires peu important. Au vu des seuils de chiffre d'affaires évoqués, le régime micro concerne les solos générant peu de chiffre d'affaires. Il faut réunir deux conditions pour y prétendre :

- vous devez être un exploitant individuel, c'est-à-dire exercer votre activité en votre nom. Le régime micro ne s'adresse qu'à des personnes physiques, dont les patrimoines privé et professionnel sont confondus. Pour savoir s'il vaut mieux être exploitant individuel ou créer une société, contactez l'Agence pour la création d'entreprises (www.apce.com) ou une boutique de gestion ;

- votre chiffre d'affaires prévisionnel hors taxes doit être : pour les commerçants (commerce et fourniture de logement), inférieur à 76 300 euros hors taxes (« micro BIC »), pour les prestataires de services, inférieur à 27 000 euros hors taxes (« spécial BNC »). Le seuil de 76 300 euros s'applique aux entreprises dont l'activité principale est de vendre (marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place) et/ou de fournir un logement. Le seuil de 27 000 euros s'applique aux activités de prestations de services autres que le logement, telles que la formation, le conseil, les aides à la personne, etc. Notez bien que ces seuils s'apprécient hors taxes.

Attention, si votre activité est mixte - par exemple, si vous êtes peintre en bâtiment et que vous vendez en plus de la peinture -, le régime micro ne sera applicable que si votre chiffre d'affaires global n'excède pas 76 300 euros et si la partie se rapportant à votre activité de services ne dépasse pas 27 000 euros.


Les exclus du régime micro

Le régime micro ne peut pas s'appliquer aux :

- 1. sociétés civiles, sociétés de personnes et sociétés de capitaux (y compris les EURL) ;

- 2. organismes sans but lucratif ;

- 3. marchands de biens, lotisseurs et constructeurs ;

- 4. officiers publics et ministériels.



Pour quel type d'activité le régime micro est--il pertinent ?

Le régime micro est idéal pour les "cumulards", autrement dit les salariés qui travaillent en parallèle comme indépendants.

L'entreprise individuelle est le bon choix si les risques liés à l'activité sont peu importants et les investissements limités, estime Laurence Piganeau, consultante à l'Agence pour la création d'entreprises. « Le régime micro vous séduira si votre principale préoccupation est de ne pas vous embarrasser avec la paperasse pour vous consacrer à la prospection de votre clientèle, si votre activité nécessite peu d'investissements et/ou présente une forte valeur ajoutée », précise-t-elle.Cas typique où la simplicité et la souplesse de fonctionnement du régime de la micro-entreprise font merveille : celui où un salarié cumule son activité professionnelle avec une activité indépendante, par définition limitée. A contrario, « si vous devez acheter du matériel ou avoir du stock, le régime micro ne vous permettra pas de récupérer la TVA que vous aurez payée ! prévient Laurence Piganeau. Il faut prendre cela en compte dans vos prévisions ! ». En pratique, on constate que le régime micro s'applique essentiellement aux projets qui nécessitent peu de fonds propres pour leur constitution.


Où est le piège ?

Il faut pouvoir anticiper sur les dépassements de chiffre d'affaires

Pour Laurent Christophe, exploitant individuel, « le régime micro est parfait pour le démarrage, sous réserve que les charges soient couvertes par l'abattement forfaitaire. Il faut bien évaluer le montant des frais (courants, immobiliers, etc.) et faire une sorte de business plan afin d'opter éventuellement pour le régime réel s'il permet d'acquitter moins d'impôt. Laurent Christophe conseille de vérifier régulièrement le chiffre d'affaires : « S'il est proche du plafond trois ou quatre mois avant la fin de l'année, il faut soit prévoir le dépassement et prendre les précautions qui s'imposent, soit refuser des commandes. Personnellement, en 2002, j'ai mal anticipé et j'ai dépassé le plafond, ce qui a déclenché une imposition calculée sans abattement pour la partie de mon chiffre d'affaires qui se trouvait au-dessus du seuil... »


Quid de la TVA ?

En cas de dépassement du chiffre d'affaires,il faut reprendre toute la facturation de l'année pour rajouter la TVA

Attention, le régime micro n'est possible qu'en franchise de TVA. Vous ne pouvez donc en bénéficier que si votre activité se déroule hors du champ de cet impôt. En outre, si vous franchissez les seuils de chiffre d'affaires calculés hors taxes, vous serez assujetti à la TVA dès l'année suivante et vous perdrez le bénéfice du régime micro pour cette année-là. Concrètement, si votre chiffre d'affaires hors taxes 2004 franchit les seuils, vous devrez déclarer et payer la TVA dès le 1er janvier 2005 et vous perdrez le bénéfice du régime micro pour 2005 (même si votre chiffre d'affaires hors taxes n'est, par exemple, que de 20 000 euros en 2005).

« J'ai le souvenir d'un collègue qui a dépassé le plafond et qui a dû reprendre toute sa facturation en cours d'année pour rajouter la TVA... », témoigne Laurent Christophe. Le dispositif d'exonération de la TVA entraîne donc des conséquences non négligeables pour l'entreprise, ce qui explique d'ailleurs le choix de certains indépendants de sortir volontairement de ce régime, alors même qu'ils réunissent les critères permettant d'en bénéficier. Dans certains secteurs (conseil, formation), les clients, s'ils sont de grands groupes, risquent de faire la moue devant un prestataire qui ne facture pas de TVA.


Peut-on passer ensuite au régime réel ?

Pas de condition particulière à remplir ni de justificatif à fournir. Le passage (volontaire) du régime micro au régime réel est simple et gratuit. Il n'y a pas de condition particulière à remplir ni de justificatif à fournir. Faites toutefois attention aux délais : vous devez formuler votre option sur papier libre auprès de votre centre des impôts avant le 1er février de l'année au cours de laquelle vous voulez passer au régime réel. Par exemple, vous, entrepreneur individuel qui réfléchissez actuellement à opter pour le régime réel pour votre déclaration 2005, vous devrez absolument faire parvenir votre courrier avant le 1er février 2005 (« le cachet de la poste faisant foi »). Si votre activité relève des BNC, vous devrez formuler votre option avant le 30 avril de l'année suivante, soit avant le 30 avril 2005 pour les revenus de 2004.Votre entreprise est nouvellement créée depuis le 1er janvier 2004 ? Vous pouvez opter pour un régime réel d'imposition jusqu'à la date de dépôt de votre première déclaration de résultats : dans cette situation, c'est le dépôt de la déclaration correspondant au régime choisi qui fait office d'option. Dans tous les cas, votre option est valable pour deux ans au moins et elle est automatiquement reconduite si vous n'y renoncez pas. Elle n'a pas d'effet en matière de TVA : si vous le souhaitez, vous continuez à bénéficier de la franchise en base.


Témoignages

"Avec la micro-entreprise, j'ai pu tester le marché sans trop de contraintes"»
MATHIEU FORESTIER, graphiste et designer.

« J'ai démarré mon activité en janvier 2004. Cela faisait déjà quelques années que j'envisageais de me mettre à mon compte. Quand je me suis retrouvé au chômage, j'ai sauté le pas et créé une petite structure, avec l'aide de la boutique de gestion de Paris. Ça me permettait de continuer à percevoir les Assedic tout en commençant à délivrer des factures à des clients. Grâce au régime micro, j'ai pu tester le marché sans trop de contraintes. La compta, ce n'est pas mon truc. Je préfère me concentrer sur la prospection plutôt que remplir des papiers. Cela dit, je garde toutes mes factures. En définitive, le régime micro permet de ne pas se prendre la tête avec les démarches administratives et de consacrer plus de temps à son activité professionnelle et à la recherche de clientèle. »

« Avant de choisir, évaluez votre revenu disponible »
JULIE AUBERTIE, responsable du guide Objectif entreprise 2004 de la Canam.

« Pour éviter les mauvaises surprises, examinez attentivement les avantages et les inconvénients de chaque régime d'imposition (micro ou réel) avant d'en choisir un.Indépendamment de l'impact que ce choix peut avoir sur l'étendue de vos obligations comptables et déclaratives, il est primordial que vous disposiez d'une évaluation chiffrée de votre revenu disponible selon le régime choisi.Vous avez choisi le régime micro ou le régime réel avec dispense de paiement de la TVA ? Surveillez bien l'évolution de votre chiffre d'affaires pour anticiper le cas échéant le passage au régime réel d'imposition et/ou au paiement de la TVA (obligations comptables et déclaratives plus lourdes, facturation de la TVA auprès de vos clients, modification de vos tarifs et documents commerciaux...). Si votre chiffre d'affaires hors taxes dépasse les différents seuils définis par l'administration fiscale (voir l'encadré page 98) , sachez que vous serez soumis au régime réel pour l'année en cours et que c'est dès le premier mois de dépassement que vous devrez acquitter la TVA. Vous devez également faire connaître votre nouvelle situation au service des impôts."

Zoom
PLUS D'INFOS

- www.canam.fr

- Consultez le guide juridique, fiscal et social Objectif entreprise2004 édité par la Canam (brochure et CD-Rom gratuits disponibles auprès de la Canam, Centre Paris-Pleyel, 93521 Saint-Denis Cedex). Evaluez votre revenu disponible selon le régime choisi grâce au module de simulation proposé par la Canam sur le site et sur le CD-Rom.

- www.impots.gouv.fr et votre centre des impôts : ce dernier pourra vous donner (gratuitement) des informations selon votre situation et vous conseiller sur la meilleure option. -

anonymous

styliste freelance quel statut?

Message par anonymous » mar. 30 nov. 2004 15:13

Salut Mbira!

Je suis styliste freelance, je suis en entreprise individuelle. Je ne crois pas que tu puisses adhérer à la maison des artistes, va voir sur le site, il y a des conditions à remplir. En effet si tes dessins sont destinés à l'industrie ou à la productions en serie tu ne rentres pas dans les conditions.
Sinon tu peux toujours te renseigner auprés des boites de portage salariales si ton activité de designer est ponctuelle.

claram
Nouveau
Nouveau
Messages : 1
Enregistré le : mer. 20 oct. 2010 10:55
Localisation : STOCKHOLM

styliste freelance quel statut?

Message par claram » jeu. 16 déc. 2004 23:16

salut
en tant que styliste free lance tu dois aller a la chambre des metiers !
tu dois payer pas mal de trucs , effectuer un stage
en ce qui concerne la maison des artistes ils n acceptent pas les stylistes!!!!
pour eux c est de l artisanat

Répondre
Suivez-nous sur
close
Me connecter

Avec mon compte :

Ou via mon compte kobOne :