Interview freelance

Mon travail : Pourrais-tu nous expliquer en quelques mots quelle est ton activité?

Bonjour, je mets ma double casquette d’infographiste et de dessinateur à votre service. J’ai deux atouts intéressants pour vos projets Print : j’ai occupé tous les postes en imprimerie et j'ai une belle expérience d’intérimaire en agences de com’ : BDDO, Mundocom, Innovapresse... J’ai passé la certification Tosa Indesign en juin 2018. Je suis expert Photohop et Illustrator. Les projets print sur lesquels j’aimerais travailler : Chartes graphiques, identité visuelle, cartes de visites. Plaquettes, brochures, rapports annuels, affiches culturelles. Retouches, photo-montages. Illustrations pour la presse. Pour le Web, je réalise le design des bannières web et des sites Wordpress (Elementor). Mes qualités rédactionnelles me permettent de faire de l’éditorial. Vous avez des questions, un projet qui n'est pas dans la liste ? N'hésitez pas à me contacter, c'est toujours enrichissant d'échanger entre professionnels. Je vous invite à découvrir mon compte : instagram @albanlz. Au plaisir de collaborer avec vous !

Mes clients, mes projets : Quel est le type de client pour lequel tu travailles le plus aujourd’hui ? Pour quels nouveaux clients souhaiterais-tu travailler ?

Je débute tout juste mon activité donc actuellement je montre d’anciens travaux réalisés en agences de communication, des projets personnels et des travaux réalisés pour la Croix-Rouge Française. Je suis très excité de pouvoir enfin m’exprimer en totale liberté avec le statut de free-lance car j’ai un vrai profil d’indépendant. J’aime concevoir et assumer des responsabilités en parfaite autonomie. J’aimerais dans un premier temps travailler pour des TPE et PME et plus tard, quand l’opportunité se présentera, créer dans le domaine culturel, de la mode, du haut de gamme et de l’environnemental. Maintenant, tout est possible, j’en sais quelque chose !

J’ai réalisé une illustration d’après une chanson d’Indochine, « Kimono dans l’Ambulance » (de l’Album 13 sorti en 2017). Le chanteur Nicolas Sirkis a « liké » mon dessin sur Facebook, alors c’est vrai que j’adorerais travailler pour lui ! Nicolas n’a pas les médias dans la poche et pourtant son groupe remporte toujours un vif succès. J’admire ces individus qui parviennent à « marcher seuls » tout en étant fédérateurs.

Vision de mon métier : Quels sont les sujets ou préoccupations par rapport à ton métier qui te questionnent?

J’ai toujours fait ce qui me plaisait et c’est un luxe. N’importe qui pourrait se sentir effrayé par l’accélération des évolutions technologiques et les mutations sociétales que nous vivons, mais avoir été soignant m’a donné un sang-froid incroyable. La relation d'aide m’a donné une vision très Ying et Yang de la vie. Pour obtenir la couleur violette, il faut du rouge et du bleu. Il faut de la complémentarité, de l’altérité pour que tout fonctionne correctement. L’aventure freelance peut être très anxiogène si on est pas à l’écoute de soi-même. J’ai appris à prendre beaucoup de recul, à rester conscient que les tendances sont éphémères, que la concurrence féroce a toujours existé, qu’il y a de la place pour tout le monde pourvu qu’on fournisse un travail acharné mais raisonné. Je laisse le train de la peur filer à grande vitesse loin de moi. On peut dire que plus rien ne m’arrête désormais. Si le monde déraille, je continuerais à faire ce que j’ai à faire, et à le faire bien parce que j’aime le travail bien fait qui a du sens.

Ma formation : Peux-tu nous présenter ton parcours et nous en donner les points forts ? Quels sont les spécificités de ta formation ?

Je suis autodidacte depuis ma naissance ! Cette contrainte, car c’en est une, m’a cependant rendu curieux, travailleur et pragmatique. J’ai exercé comme maquettiste à la fin des années 90 en plein bouleversements de l’édition avec l'avènement d’Internet et de la 3D. J’ai un peu payé les pots cassés car du jour au lendemain il fallait savoir tout faire !

Grace à l’intérim et aux CDD, j’ai pu travailler pour des agences de publicité réputées : BBDO, Mundocom, Créapress… ce qui a fait de moi un véritable professionnel du graphisme, malgré le fait que je n’ai pas le cursus « grandes écoles ». Et c’est là que se situait le problème : quand on a pas le Bac mais qu’on est tout aussi intelligent qu’un graphiste « Bac + quelque chose », c’est presque impossible d’évoluer dans ce milieu. Enfin, à l’époque c’était comme ça, c’était la dictature du diplôme ! J’ai des origines plutôt modestes ; une école à 6000 euros l’année, c’était tout simplement pas possible. Les choses ont bien changé, on commence à privilégier les compétences et le sens du travail.

J’ai tenté très brièvement l’aventure « graphiste indépendant », mais je n’étais pas prêt du tout, j’avais surtout besoin de sécurité. La vie m’a emporté vers d’autres rivages et je suis devenu soignant pour l’Assistance Publique (APHP). Une expérience qui m’a énormément apporté au niveau relationnel, autonomie, réactivité et adaptabilité et m’a donné une grande confiance en moi. Je me suis découvert propulseur ! On m’appelait « action-réaction » ! Ce sont ces qualités que je mets en avant pour réussir dans mon activité de graphiste freelance.

Mes références : Quels sont pour toi les référents de ton métier, les projets ou personnages qui ont marqué ton métier ou ta culture personnelle et professionnelle?

La revue Étapes Graphique m’a beaucoup influencé. J’ai passé un temps fou dans les bibliothèques à m’instruire (Beaubourg, la Bibliothèque des Arts décoratifs métro St Paul). J’adore le travail du graphiste Albert Lustig et du designer Loewy. Ce sont des fondateurs du design graphique. J’aime l’Art classique, l’antiquité grecque, l’Art Nouveaux.

Aujourd’hui, je constate que beaucoup de sites et d’experts conseillent aux jeunes graphistes de « s’inspirer » des millions de graphismes qui circulent sur le net. Je trouve ça assez angoissant toute cette masse de « création ». Je fais parti de ceux qui préfèrent créer leur propre imaginaire et se réfèrent à quelques artistes clés découverts au fil du hasard ou par le bouche à oreille. Je reste focus sur la longue et complexe préparation de mon activité de freelance et j’ai hâte de me concentrer davantage sur le travail à faire : prospecter et respecter mes engagements.

Il n’y a pas que l’Art qui m’inspire : j’ai une profonde admiration pour les aventuriers, surtout ceux qui risquent leur vie parfois jusqu’à un âge avancé : les explorateurs, les chercheurs, les escaladeurs, les marins, les plongeurs de grands fonds… Ils renvoient une énergie phénoménale et rappellent la beauté de vivre de sa passion !

Mes outils : Quels sont les logiciels et matériels que tu utilises le plus souvent ?

Les logiciels ne sont que des instruments. On ne peut pas jouer de tous, à moins d’être un génie ! Je regrette un peu le monopole d’Adobe dans l’univers des logiciels de graphisme, d’autant que les logiciels sont loin d’être parfaits. Heureusement qu’il y a des logiciels libres, et d’autres outils plus traditionnels et presque gratuits pour créer.

Mes sources, ma culture : Le ou les sites sur lesquels tu vas régulièrement, les magazines que tu lis, les lieux et images qui t’inspirent…

Je consulte le blog de Marie & Julien, riche en conseils et la lecture de tas de tuyaux de coaches pour freelance, comme Julia de idontthink.teachable.com, une freelance extraordinaire. Instagram me motive énormément à dessiner mais comme je l’ai dit, j’évite de m’exposer à trop d’images sur internet pour éviter l’overdose. Je préfère lire pour enrichir mon imaginaire, continuer à m’instruire. J’aime les thrillers et les récits historico-ésotériques. Mes deux auteurs favoris sont Umberto Eco et Dantec. Moebius est mon Dieu en BD, Andreas pourrait bien être son ange et mériterait d’être plus connu pour son génie graphique.