Anaïs Clavel

Interview Agence de communication freelance Colomiers 

Mon travail : Pourrais-tu nous expliquer en quelques mots quelle est ton activité?

Pour faire court, je m'occupe d'identifier avec mes clients quels sont leurs envies, mais surtout, quels sont leurs réels besoins d'un point de vue communicationnel pour mettre en avant leur projet : correspondance avec les valeurs de l'entreprise, du projet mais aussi de la personne qui a créé tout ceci, détermination de la cible du projet et du coup des personnes auprès de qui il va falloir communiquer...
Une fois tout ceci identifié, on créé ensemble un plan de communication, puis je propose des pistes graphiques de support de communication avant de les créer pour de bon. 
Le tout en restant toujours à l'écoute du client et de son projet. L'idée est de travailler main dans la main, avec les atouts, les connaissandes et les qualités de chacun.

Mes clients, mes projets : Quel est le type de client pour lequel tu travailles le plus aujourd’hui ? Pour quels nouveaux clients souhaiterais-tu travailler ?

Aujourd'hui, je travaille pour des entreprises du monde équestre qui ont besoin de mettre en avant leurs produits ou leurs sociétés. Je travaille donc sur de la notoriété d'entreprise ou du marketing produit, en fonction des besoins et des clients. Je travaille également avec des musiciens : photographies lors des concers, création de flyers et affiches, ... 
Je n'ai pas de domaine de prédilection, ce qui m'importe, c'est de croire au projet et de sentir la personne qui m'en parle vibrer. C'est un peu "niais" à dire, mais je travaille avec le coeur, au coup de coeur.

Vision de mon métier : Quels sont les sujets ou préoccupations par rapport à ton métier qui te questionnent?

La choses la plus importante pour moi est de faire de la communication ou du marketing bienveillant.
Je prône une communication saine pour chacun, pas de celles qui appuient sur les endroits qui font mal pour faire tiquer les consommateurs, les faire culpabiliser, les faire acheter. Je préfère celle qui dit qu’ensemble on est plus fort plutôt que celle qui laisse entendre « tu es nul, tu as besoin de moi ». Un ancien client a voulu me faire travailler dans ce sens parce qu'il trouvait que ma technique allait trop lentement et que ça marchait mieux ainsi. A l'heure où la société tente un retour vers la bienviellance, il est, à mon sens, malsain voire suicidaire sur le long terme de jouer une communication mauvaise, qui ne met pas en valeur la personne cible, voire qui la dénigre.
Je suis pour l'histoire racontée, pour le partage de compétence, pour la bienveillance, pour l'idée qui dit que c'est en faisant attention aux autres et en prenant le temps de se présenter correctement, d'annoncer les valeurs de la marque et du créateur qu'on avance et qu'on progresse. Il suffit de voir la progression des petites marques françaises, érigées par peu de personnes (Make my Lemonade, Marguette, Le Slip Français, ...). Aujourd'hui c'est cela que le client souhaite voir : la réussite à la française, l'audace, l'humain. Je crois définitivement que c'est là qu'il faut aller, que c'est dans ce sens qu'il faut progresser, et abandonner les propos négatifs et destructeurs pour inciter les clients à devenir biens en utilisant le produit qu'on essaie de vendre.

Ma formation : Peux-tu nous présenter ton parcours et nous en donner les points forts ? Quels sont les spécificités de ta formation ?

Du BTS Audiovisuel à la licence Communication des organisations, en finissant par un Master de marketing des arts et de la culture, mon parcours est varié, ce qui me donne une vision large du domaine. J'ai également fait des pauses dans mes années d'université pour prendre le temps de m'assurer de ma destination, et surtout, pour apprendre non pas depuis les bancs de l'école, mais au travers de "la vraie vie". Un de mes premiers patrons (pour qui je travaille toujours actuellement en tant que bénévole) avait l'habitude de me dire "mon école c'est la rue". Je crois que c'est vrai : il me semble avoir appris bien plus lors de mes années de césures que sur les bancs de la fac. Ou du moins, ce que me racontaient mes professeurs ne faisaient qu'appuyer des choses que j'avais déjà comprises.
J'ai travaillé auprès d'enfants dans les écoles, j'y ai appris l'adaptation permanente au public auquel on s'adresse, et le besoin de se remettre toujours en question. A donner sans compter aussi. J'ai travaillé au sein d'une association culturelle, j'y ai appris la maîtrise de moi, les canaux de communication, l'importance de l'image de marque et de la notoriété, le fait que parfois, cela pouvait suffire et être le seul canal de communication nécessaire. J'ai travaillé pour une agence de publicité, j'y ai approfondi ma maitrise des logiciels de la suite Adobe et ai revu, encore une fois, l'importance de l'adaptation du message à la cible. 
Ma formation me permet d'avoir une vision large des choses, mon parcours m'a appris à travailler seule et en équipe selon les besoins, à prendre les devants, à être force de proposition, à m'adapter à chacun, à écouter ce qu'on me dit, à lire entre les lignes et à toujours me remettre en question. C'est, je crois, une réelle force.

Mes références : Quels sont pour toi les référents de ton métier, les projets ou personnages qui ont marqué ton métier ou ta culture personnelle et professionnelle?

Je crois qu'aujourd'hui, on est dans une période de changement. On passe d'un marketing et d'une communication très visible et marquée à quelque chose de plus subtil et discret, qui se repose sur l'humain. On le voit beaucoup au travers des (bons) influenceurs, qui savent marquer les personnes qui les suivent et faire entrer une marque discrètement dans leur quotidien. Il y en a un certain nombre comme ceci, j'ai un petit faible pour quelques instragrameurs : Fringe and Frange, Carnet Prune, Meghan vlt, Mamie boude, Parigote ... ceux qui sont dans la poésie, l'humour, la simplicité et qui s'adressent à leur "folowers" avec naturel, sans forcer et qui les imprègnent de leurs habitudes, des produits qu'ils utilisent, des marques dont ils sont chargés de faire la publicité. C'est le côté humain qui ressort de cette communication, et non l'aspect purement marketing. 
Je crois, et j'espère, que ces techniques de communication vont venir changer les normes et les habitudes, faire pencher la balance vers l'humain et la bienveillance et que toutes les personnes qui travaillent dans ce sens, qu'ils soient instagrameurs, agences de communication ou peu importe qui, mais que chaque personne qui travaille dans ce sens va marquer les métiers du marketing et de la communication.

Mes outils : Quels sont les logiciels et matériels que tu utilises le plus souvent ?

Le plus souvent, voire même exclusivement, j'utilise la suite Adobe (photoshop, illustrator, in design, première, ... ) et wordpress pour tout ce qui est site internet.

Mes sources, ma culture : Le ou les sites sur lesquels tu vas régulièrement, les magazines que tu lis, les lieux et images qui t’inspirent…

Je pioche un peu partout, auprès du maximum de personnes que je peux. Je traine beaucoup sur instagram et behance, peu sur Facebook que je ne trouve pas assez bienveillant, justement. J'aime les sites d'images, j'observe la nature et puise beaucoup de choses d'elle. J'obseve les gens et leurs relations entre eux, j'écoute, j'enregistre chaque chose que je vois et la faculté de comprendre et d'analyser rapidement, mais surtout, d'anticiper les changements au travers de simple petites modifications du quotidien des gens. 
J'aime la simplicité, l'épuré, les choses dans lesquels la cible peut s'identifier facilement parce qu'on ne lui impose rien de concret et de tape à l'oeil. J'aime l'authentique, le vrai, le graphisme qui laisse la place à l'imaginiation, à l'évocation et surtout j'aime la possibilité de pouvoir puiser  partout, n'importe où et à tout moment. Parce que chaque chose qui nous entoure est source d'inspiration.